L’avenir de la recherche

« Quand j’étais étudiant, on disait : « en l’an 2000, on aura guéri le cancer ». Mais il y avait deux erreurs : la date et l’unité du cancer. Ce n’est ni en 2000, ni LE cancer.

Car il s’agit DES cancers. Il y a en effet autant de cancers que de malades. Et l’on ne guérira le cancer que lorsque l’on sera capable de faire des traitements « à la carte ». Or, pour faire ce type de traitements, il faut parvenir à identifier l’empreinte génétique, c’est à dire la carte d’identité génétique d’une personne et de son cancer.

L’avenir, c’est la création de plateformes de laboratoires capables d’analyser le portrait génétique de chaque cancer, malade par malade, afin de les comparer. Et par le portrait d’une tumeur, il sera possible de prédire le pronostic et le traitement le plus adapté.

Dans le service de cancérologie de la Pitié-Salpêtrière, une unité est dédiée à la recherche clinique, où sont testés et évalués des médicaments, des processus de diagnostic. Avant la fin de l’année,  une plateforme de recherche de transfert sera ouverte. Cest-à-dire de la recherche génétique qui démarre au lit du malade et retourne au lit du malade, grâce à l’association AVEC qui finance le laboratoire créé à la demande de l’hôpital. »

David Khayat