« J’éprouve une très grande fierté à avoir eu l’honneur d’être nommé « Homme de l’année 2012 » par La Revue du vin de France, car il s’agit d’’une revue de très grande qualité, véritable « bible » du monde du vin, respectée à la fois en France et dans le monde entier. »

HP0004« Etre désigné après des personnages aussi importants que l’architecte Jean-Michel Wilmotte a été pour moi une grande satisfaction. De plus, il s’agit là, j’’imagine, de récompenser celui qui a démontré, au travers du livre que j’’ai publié l’’année dernière (« Le Vrai Régime Anticancer« ) que le vin n’’est absolument pas cancérigène lorsqu’’il est consommé avec modération, selon les limites recommandées par le Haut conseil de la santé publique du ministère de la Santé. »

 

« Je resterai toujours l’infatigable défenseur de la vérité scientifique. Ce qui m’importe, dans cette démarche, est non pas de défendre le vin mais de défendre la vérité scientifique : le vin consommé avec modération n’est pas cancérigène. »

Le vin peut-il contribuer à une bonne santé ?

« Le vin, lorsqu’’il est consommé avec modération, et à titre personnel j’’ajouterai le bon vin (que l’’on doit forcément boire avec modération puisque plus cher que le vin de moins bonne qualité) contient des polyphénols, notamment l’’un d’entre eux, le resvératrol. Cette substance est certainement capable d’’agir, d’’une part sur le système cardiovasculaire pour ralentir le processus de vieillissement de nos artères, lié notamment au cholestérol; et d’’autre part, possède des activités antioxydantes qui, dans certaines expériences, ont pu montrer leur efficacité sur la prévention de la transformation maligne de cellules normales en cellules cancéreuses. »


Pourquoi le vin a-t-il mauvaise réputation ?

« Le vin a mauvaise réputation malheureusement car ceux qui le consomment de façon excessive ont, du fait de cette consommation, des comportements qui sont souvent extrêmement critiquables, voire dommageables pour eux-mêmes ou pour les autres. Je ne comprends pas, toutefois, pourquoi il faudrait ostraciser la consommation de vin lorsque celle-ci est modérée. Le vin fait partie de notre culture, de notre civilisation. La France est un grand pays vini-viticole où nous avons su, au fil des ans, développer un vignoble d’’une immense qualité et d’’un haut niveau de civilisation. »

– Le vin peut-il être source de cancer ?

« Oui bien sûr, lorsqu’il est consommé avec excès, il peut entraîner une augmentation du risque de cancer du foie, de l’estomac, de l’œoesophage par exemple, et probablement d’autres cancers. La définition de la consommation excessive correspond au fait de dépasser une consommation d’en moyenne deux verres de vin par jour pour les femmes et de trois verres de vin par jour pour les hommes.

Il y a aujourd’hui une véritable « guerre » contre le vin, guerre que j’avoue ne pas bien comprendre, car, s’il convient de lutter contre l’’alcool au volant, contre la consommation excessive d’alcool et y compris de vin, je ne vois pas en quoi une consommation modérée, très liée à notre culture, à notre histoire et à l’économie de notre pays, pourrait être en dommageable et mériterait d’être ainsi diabolisée. »

David Khayat