A son retour de l’ASCO, congrès scientifique de référence dans le domaine de la cancérologie, le Professeur Khayat était invité dans les locaux d’Europe 1 à faire le point avec Thomas Sotto sur les nouvelles thérapies anticancéreuses, et notamment sur l’immunothérapie.

Pour écouter ou télécharger son interview diffusée le 3 juin 2015, cliquez ici.

Précédemment, il avait été reçu par Anne Sinclair afin de revenir sur les enjeux de la prévention et de la lutte contre le cancer aujourd’hui.

Dans cette interview diffusée le 16 mai 2015 que vous pouvez écouter et télécharger en cliquant ici, le Professeur Khayat rappelle que le développement de cancers n’est pas lié uniquement à l’exposition massive à un élément dangereux comme le tabac ou l’amiante mais à l’exposition à des milliers de petits facteurs cancérigènes qui finissent par endommager les chromosomes des cellules et former ensuite des tumeurs.

S’il n’existe pas de recette miracle pour se prémunir d’un cancer, il est possible d’agir pour diminuer ou retarder ses risques d’apparition. Pour cela, il faut commencer très tôt à changer sa façon de vivre, tant ses habitudes alimentaires que ses comportements.

Alimentation
Améliorer la qualité de son alimentation en la variant au fil des saisons et en privilégiant les aliments du « Top 7 », reconnus pour leurs vertus anti-cancer lorsqu’ils sont consommés en quantité suffisante, permet de prévenir les risques de développer un cancer. Ce Top 7 comprend : la grenade, l’ail, le sélénium, le curcuma, le brocoli, le thé vert et la quercétine.

Sexualité
Des études ont démontré que la fréquence des relations sexuelles avait une influence sur les risques de développer un cancer : plus elle est élevée, moins les hommes sont susceptibles d’avoir un cancer de la prostate (de 30 à 40% de risques en moins) et moins les femmes ont de cancer du sein.

Téléphone portable
L’OMS a publié une étude dans laquelle elle assure que pour qu’un téléphone portable puisse être considéré comme responsable du développement d’une tumeur cérébrale, il faudrait que son utilisateur l’utilise pour communiquer plus de 1 600 heures par an, chiffre extrême qui ne correspond pas à un usage courant. Son utilisation n’est donc pas considérée comme à risque, quoique le Professeur Khayat recommande d’en limiter l’usage chez les enfants, en raison de la fragilité de leurs cellules.

Cigarettes électroniques
A l’heure où l’on compte deux millions de vapoteurs en France, la cigarette électronique est devenu un produit de consommation courant. Pourtant,ses répercussions sur l’organisme n’ont fait l’objet d’aucune étude. Si l’on peut considérer qu’elle est moins nocive que le tabac, il faut toutefois rester prudent et ne pas oublier qu’elle contient de nombreuses substances qui interrogent.

Les thérapies d’aujourd’hui et de demain
Aujourd’hui, entre 7 et 8 cancers sur 10 sont traités grâce à une thérapie ciblée : la tumeur est analysée pour déceler la présence de certaines protéines qui, une fois repérées, permettent d’éradiquer ensuite les cellules cancéreuses. La médecine de demain, personnalisée, aidera à déterminer à l’avance le pronostic et à établir quel médicament sera le plus pertinent grâce à l’analyse ADN de la tumeur. Mieux administré, le traitement fonctionnera alors dans 100% des cas