L’Université d’hiver du Barreau de Paris a organisé les 8 et 9 décembre derniers un cycle de conférences articulé autour de la notion de vérité, « Toute la vérité ». De nombreuses personnalités telles que Hubert Védrine, Marc Trévidic, Laurence Parisot ou Jacques Attali ont pris part à cet évènement qui s’est tenu dans les locaux de Sciences Po Paris. Parmi elles, le Professeur David Khayat était convié à une table ronde sur « La fabrication des grands mensonges ».

Aux côtés d’Adrienne Charmet-Alix, coordinatrice des campagnes et porte-parole de la Quadrature du Net, Stéphane Fouks, vice-Président du Groupe Havas et de Jean Veil, avocat au barreau de Paris, il s’est interrogé sur la notion de mensonge et de vérité dans le milieu médical, notamment appliquée dans la relation entre le soignant et son patient : « Il faut s’assurer que le malade est partie prenante du traitement. Il faut donc donner la vérité mais faut-il pour autant lui donner toute la vérité ? (…) Vous ne pouvez estimer comme juste ce droit à la vérité que si vous l’accompagnez en même temps d’un droit à l’espoir (…). Bien sûr, vous allez avoir l’impression que ce droit à l’espoir, c’est un droit au mensonge. Pas du tout ! Car dans l’esprit de tout le monde, le droit à l’espoir dans cette maladie et les maladies graves, c’est le droit à la guérison. Mais ça, c’est pour les bien portants. La réalité pour les malades, c’est qu’ils cheminent avec vous au fur et à mesure que la maladie s’aggrave, que l’échec arrive, que la maladie revient, que les traitements marchent moins, etc. »

Retrouvez la captation vidéo de « La fabrication des grands mensonges », conférence de l’Université d’hiver du Barreau de Paris 2015, en cliquant ici.